Restituons la préfecture originelle avec son jardin
Anonyme a écrit : "Sans faire preuve de beaucoup d’imagination notre génération pourrait s’attacher à corriger les erreurs architecturales et urbanistiques des 50 dernières années…et elles sont nombreuses. Sans parler des monuments définitivement perdus* comme le pont du Change et bientôt le grand bazar, ni des gâchis en cours comme la faculté catholique de la place Carnot, ni des opportunités non saisies comme la rénovation de Vaise.
Cette réparation peut être, dans certains cas, coûteuse comme à Perrache, presqu’impossible comme le pont Morand ou très simple quand il s’agit de continuer à supprimer le stationnement sur le terre-plein de l’axe nord-sud et devant l’Hotel-Dieu ou de mettre une grille devant le porche de l’Eglise Saint-Pierre pour protéger sa merveilleuse porte de bois sculpté ou autour de la statue équestre de la place Bellecour dont la patine est en train de disparaître totalement. Quand elle est très coûteuse elle est souvent différée indéfiniment (Perrache) quand elle ne coûte que peu on ne comprend que les élus ratent l’occasion de s’illustrer dans la défense de la beauté de la ville au bénéfice de ses habitants.
Récemment la mairie a construit avenue Jean-Jaurès un bel immeuble pour délocaliser certains de ses fonctionnaires qui travaillaient en centre ville. Ce faisant, elle libère également les places de parkings qu’elle louait dans le parking Opéra à leur usage. C’est une bonne décision. La préfecture et le Conseil général pourraient s’en inspirer pour conduire la même opération rue Pierre Corneille où un vilain immeuble des années 50-60 occupe une partie du jardin de la préfecture. Dans le même temps ils éviteraient d’utiliser le futur parking du square Delestrain pour des automobilistes « pendulaires » qui travaillent dans cet immeuble. Ils donneraient satisfaction aux résidents du quartier qui seront bientôt privés du stationnement sur les bas-ports du Rhône. Imaginons un peu la préfecture retrouvant son lustre d’antan, le coté cour, actuellement masqué par cet immeuble, étant de loin le plus beau.
Nous n’irons pas jusqu’à rêver que le pâté de d’immeubles (qui sont assez beaux) entre le square Delestrain et la rue Servient soit détruits. Cela donnerait pourtant à la Préfecture une très belle ouverture sur le Rhône. Hausmman ou Vaïsse auraient peut-être osé.
* pour ceux que cela intéresse on peut renvoyer à l’ouvrage « Lyon vandalisé » de Claude Tamet de Bayle qui remonte assez loin dans l’Histoire.