SEL - Juin 2006 - N° 84
Après sept ans de procédures judiciaires, la Cour d’appel de Paris, en février dernier, faisait droit à la demande de notre association, en prononçant l’interdiction de déposer l’Homme de la Liberté, sculpture de César érigée place Tolozan (1).
Nous pensions être au bout de notre chemin de croix, comptetenu que l’arrêt de la Cour d’appel donnait satisfaction à notre adversaire, qui sollicitait la mise en cause des entités ayant procédé à la mise en vente aux enchères de la statue.
Notre adversaire s’est pourvu en cassation, relançant ainsi le marathon judiciaire.
A ce jour, nous ignorons sur quels points l’arrêt de la cour d’appel est contesté.
Autre imprévu : la santé de l’Homme de la Liberté donne quelques inquiétudes. Des fissures inquiétantes sont apparues sur ses membres.
La Ville de Lyon a mis son propriétaire en demeure de prendre toute disposition utile pour y remédier.
Une démarche qui souligne l’incohérence de la situation :
une statue propriété privée menaçant ruine et ornant une place publique.
Pour prévenir tout danger de chute de la sculpture monumentale qui pèse 5 tonnes et mesure près de 5 mètres de haut, la Ville de Lyon a élevé autour d’elle un enclos pour tenir à distance le public.
R.M
(1) Voir bulletin de liaison SEL N° 82 de février 2006